Trop de silence, trop de pensées.
Je suis seule.
Tu m'envahis...
Je me rends.
Pour survivre à cette nuit d'été, pour me sauver de toi, sur le blanc d'un papier, j'écris ta victoire.
Au bout de mon stylo, je te rêve, te caresse et je te fais l'amour en me gavant de toi.
Cela suffira-t-il à retrouver la paix que j'ai perdue, ce soir, devant quelques verres, aux limites de l'ivresse, dans les mêmes délices que lorsque je te touche, te regarde ou que je pense à toi ou bien quand ta main ramenait mon visage à deux doigts sous tes lèvres ou, quand tu t'enfonçais doucement dans mon ventre et que mes yeux se perdaient au plus profond des tiens ?
Impression divine, voluptueuse envie de fondre de plaisir pour n'être plus qu'une âme, qui n'a, sache-le bien, aucune intention de faire la raisonnable.
Folie douce folie délicieuse.
Voilà que ma plume et la nuit m'incitent à t'écrire ce que je n'ai pas dit.
À cause de la façon dont je pense à toi ... la peine de te quitter, l'angoisse de te perdre et ma désespérance de compter aussi peu au bilan de tes joies, il devient évident que je dois t'aimer !
Rassure-toi ... avec mille précautions et mille délicatesses, tu n'en ressentiras à peine la différence.
Accepte simplement que j'en fasse l'aveu pour ta belle douceur, comme la seule manière d'être à toi un peu plus, malgré la distance des jours...
Pardonnes aux mots s'ils te semblent ordinaires pour parler d'un amour qui ne l'est pas ... malheureusement !
Les mots dont j'aurais besoin existent-ils vraiment ?
Saurais-je les inventer ?
Tellement légers, gais, superbes, élégants, mystérieux et secrets ...
Comme tes baisers, tes rires, tes façons, tes regards !
Te ressembleraient-ils assez ?
Imprévisibles, impossibles, inaccessibles, insaisissables !
Mon amour est ainsi.
je veux qu'il le soit !
Je veux qu'il le reste !
Dérobé à nos vies, renaissant des hasards, vivant au gré du temps et de nos coups de c½urs, à la merci de nos désirs.
Cocktail de vie pour faire rire, pleurer, espérer et douter.
À déguster.
À savourer.
Merci de l'avoir inventer !
Grâce à toi j'existe et je le sais !
Si ma lettre s'achève, si les mots disparaissent par crainte de te lasser, je finirais la nuit en abusant de toi, noyée dans mes pensées et mes souvenirs.
Infiniment...
Comme je te veux !
Comme je t'aime !!
(Lettre à Tó)